Revue de détails sur le compostage

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Par définition, le compostage est une méthode prisée pour la réalisation de la substitution des matières fermentescibles. Il requiert particulièrement des conditions particulières, dont l’aérobie (à base d’oxygène et non de méthanisation comme c’est le cas avec l’anaérobie). Ce procédé est réalisé dans le but d’obtenir un élément fertilisant composé de substances humiques riches pour les sols. En effet, ce dernier servira de nourriture à la terre. Le compostage, s’il est suffisamment aéré, doit libérer de la chaleur et du gaz carbonique.

Si cette méthode se déroule convenablement, on doit retrouver 4 phases, en rapport avec la libération de chaleur causée par l’activité des microorganismes : mésophile, thermophile, refroidissement, maturation.

Les trois premières étapes sont dénommées la « fermentation ». Il est important de distinguer la phase de fermentation (quelques semaines) de la phase de mûrissement (plusieurs mois pour les résidus ligneux).

Comment réaliser le compostage ?

Le compostage peut être réalisé à toutes les échelles, ce qui réduit les déplacements de déchets.
• Le compostage domestique peut déjà être pratiqué à la maison, dans le jardin. Il suffit d’adopter de bons gestes domestiques tels que le paillage, la bois de chauffage, l’alimentation animale, etc.) L’effort sur la limitation des ordures ménagères et des résidus verts à transporter à la déchèterie peut déjà être entamé à la maison.
• Le compostage collectif, dans des quartiers, des maisons de restauration ou à la ferme
• Le compostage dans les installations de plus de 100 000 tonnes par an

Zoom sur les quantités compostées

En 2010, on a pu traiter 6,2 millions de tonnes d’ordures organiques (boues d’épuration, résidus bio, partie organique des déchets ménagers) pour produire 2,1 millions de tonnes de compost. Les ordures biologiques telles que les déchets verts et de cuisine ont oscillé à 1,3 Mt en 2011.

Quelles sont les matières à transformer ?

Pour qu’un déchet puisse être traité, il faut suffisamment d’air afin que l’oxygène puisse atteindre le cœur du tas. C’est d’ailleurs le procédé par aérobie. Par conséquent, la granulométrie ne doit donc par être trop fine. Le cas échéant ou avec trop d’eau, il faut additionner les déchets avec des structurants. Ces derniers sont des matières en bois (palettes broyés ou branchages, etc.) qui permettent une bonne ventilation et une dégradation lente. Bien sûr, ces derniers peuvent être recyclés, après récupération par criblage. En effet, ils peuvent une nouvelle fois servir pour un nouveau tas.

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